Le modèle de l'arbre de la philosophie

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Le modèle de l'arbre de la philosophie

Message  FNA le Dim 21 Nov - 15:54

Le modèle de l'arbre de la philosophie est exposé par Descartes dans la lettre-préface des Principes de la philosophie. En voici l'extrait :

"Ainsi toute la Philosophie est comme un arbre dont les racines sont la Métaphysique, le tronc est la Physique, et les branches qui sortent de ce tronc sont toutes les autres sciences, qui se réduisent à trois principales, à savoir la Médecine, la Mécanique et la Morale ; j'entends la plus haute et la plus parfaite Morale, qui, présupposant une entière connaissance des autres sciences, est le dernier degré de la Sagesse."

Descartes, Principes de la philosophie (sélection), lettre-préface, Paris, Vrin, 2009, p. 260.
On remarque en premier lieu que la métaphore de l'arbre ne tient pas dans ses dernières ramifications, la Morale n'étant pas une branche comme une autre, une branche placée au même niveau et issue du même tronc. La Morale est une branche finale. G. Rodis-Lewis précise "le dernier fruit de la métaphysique cartésienne : la générosité" (G. Rodis-Lewis, Le développement de la pensée de Descartes, Paris, Vrin, 1997, pp. 191-202).

Au sujet de la Mécanique, un doute semble planer : que désigne-t-elle exactement ? On peut trouver un élément de réponse chez Spinoza, qui, continuateur critique de Descartes, ajuste le modèle de l'arbre.

"On devra s'appliquer ensuite à la Philosophie Morale de même qu'à la Science de l'Education ; comme la santé n'est pas un moyen de peu d'importance pour notre objet, un ajustement complet de la Médecine sera nécessaire ; comme enfin l'art rend faciles quantité de travaux qui, sans lui, seraient difficiles, fait gagner beaucoup de temps et accroît l'agrément de la vie, la Mécanique ne devra être en aucune façon négligée."

Spinoza, Traité de la réforme de l'entendement, p. 185 in Œuvres, tome 1, trad. Charles Appuhn, Paris, GF, 1964.
La Mécanique serait donc, tout simplement et pour employer un vocabulaire moderne, une physique appliquée, une physique pratique, une technique.
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Dès Descartes à Rodis-Lewis

Message  gramophone le Dim 23 Mar - 8:32

Principes de philosophie et de la raison

Mille et une excuses d'avance pour mon horrible niveau dans cette si merveilleuse langue, que j'adore mais hélas dans laquelle j'ai un niveau trop bas en grammaire et orthographie.


Nous vivons dans un univers où les idées, les convictions devraient s'adapter d'avantage au pragmatisme, attention à l’interprétation qu'est personnelle, et dépourvue de la moindre prétention. Car il est impossible pour un béotien de mon acabit de tenter la moindre critique ou allégation face à des illustres universitaires.

Lorsque Descartes nous parle d'un arbre, nous sommes bien dans le terrain de la métaphore, la parabole, qui veut dire pour un néophyte, une explication où un grand de la taille de Pascal ou Descartes, se permet de descendre dans le vestibule de sont intelligence toutes les marches pour vous donner la main.

Je vais me permettre de citer du préface « La morale des stoïciens » par Mme Jules Favre (Félix Alcan, Editeur 1888)

... « Ceux qui les admirent le plus les voient toujours planer dans des régions sublimes où il leur semble impossible de les suivre »...

Le grand Spinoza lui même devez composer avec les lunettes imposés par la religion, à mon « très » humble avis, c'est très lourd de conceptualiser, de construire des énoncés pouvant presque atteindre le niveau de théories, a départ de prémisses différentes (théologie), qui sont de toute évidence handicaps donc des contemporains tel que madame Geneviève Rodis-Lewis ne pas dans l'obligation de supporter :

Je vais citer encore de la lettre XII à monsieur Henri Oldenburg de monsieur B. Spinoza :

[…] Monsieur,

Quand j'ai dit dans ma dernière lettre..., c'est que nous sommes en la puissance de Dieu comme l'argile entre les mains du potier, j'entendais par là que nul ne peut accuser Dieu de lui avoir donné une nature infirme ou une âme impuissante...

...Or qu'un certain homme ait une âme forte, c'est ce qui n'est point compris dans sa nature, et personne ne peut contester, à moins de nier l'expérience et la raison, qu'il ne dépend pas plus de nous d'avoir un corps vigoureux que de posséder une âme saine...
[…]


Pouvons nous tenir rigueur alors d'une métaphore ?

Alors que si je me cantonne stricto sensu au texte d’Émile Saisset « Œuvres de Spinoza » Tome II, Paris Charpentier, 28 que de l'école, 1861 :

[...]

... « Nous avons traité dans le précédent chapitre des principes sur lesquels repose la connaissance de l’Écriture, et il a été établi qu'une histoire fidèle des livres saints est la base de tout le reste...

...J'ai dessein cependant de reprendre la connaissance de l’Écriture sainte par les fondements, et mieux encore, de dissiper les préjugés de théologiens sur cette entreprise ne soit tardive ; car les choses en sont venues au point que les hommes ne veulent plus qu'on les redresse ;...


[…]

La mécanique et sont évolution

Je vais citer de Nicolas Kostyleff « Esquissée d'une évolution dans l'histoire de la Philosophie » Paris Felix Alcan Éditeur, 1903:

[...]
C'est Hegel qui, le premier, essaya de découvrir, sous cette succession de périodes, l'action d'une loi de la pensée humaine...

...C'est pourquoi elle est à la fois très difficile à comprendre, profondément vraie quand on en a saisi le sens, et insuffisante pour embrasser toute la réalité de la question...


[...]


Nous ne pouvons oublier (une des raisons du choix de mon pseudonyme) que nous sommes une sorte de miroir, les idées, le message, existe puisque avant nous des hommes auraient eut le loisir de faire de leur passion pour la connaissance leur métier (je suis un vulgaire ouvrier immigré et de surcroît syndicale, ignare parmi les gaulois)

Non seulement j'adhère au concept même de mécanique autant qu'à celui de la morale, car pour l'époque la science ne disposait pas des avancés donc nous avons hérité ; mais en plus il y a (pour l'époque) une logique métaphysique = abstraite = principes, origines, l'essence quoi, logique qu'il suive la physique pour tangible, quantifiable.

Puis pour revenir à sont point de vue de la mécanique ?

Un médecin cardiologue ou un médecin endocrinologue travaillent dans des domaines, que l'évolution des sciences auraient permit de différencier, avec l'action conjugué du temps.

Je vais presque parapher à manière d'abus, voir dans un langage dithyrambique ou pédantesque alors qu'un ingénieur de l'automobile, ou un ingénieur en aéronautique nécessitent les deux d'avoir connus des principes élémentaires de la physique et la mécanique, pour arriver à dévier encore une fois à cause de l'évolution des sciences, (l'homme ne connaissait pas le TGV à l'époque de Spinoza, et les pionniers de l'aviation avaient un atelier de bicyclettes à Dayton, je parle des frères Wright).

Je ne peu pas condamner à l'hérésie, mais pouvons avoir s'il vous plaît  ne serait qu'un peu de sympathie pour la métaphore de Descartes avant de sauter dans le schisme ?

Par Nestor Elias RAMIREZ JIMENEZ dit gramophone
Céreté Cordoba Colombie dimanche 23 mars 2014
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